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Les dépenses de l'Assurance-maladie réduites par la rigueur

Article publié le 08/11/2011 à 14:56

Dans son plan de rigueur nouvelle mouture, le gouvernement a haussé la ton : l'heure est aux économies. L'assurance maladie déjà l'objet de plusieurs réformes dans ses objectifs devra ainsi limiter la progression de ses dépenses à 2,5% en 2012.

Les dépenses de l'Assurance-maladie réduites par la rigueur
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La marge de progression des dépenses réduite de 0,4 points

Depuis de nombreuses années maintenant les dépenses enregistrées par la Sécurité Sociale et plus particulièrement par l'assurance maladie  apparaissent comme l'une des plus grandes dépenses nationales.

Chaque année une loi de financement de la Sécurité sociale ou LFSS définie donc un objectif national des dépenses d'assurance maladie (ONDAM), autrement dit le taux selon lequel ces dépense devraient évoluer.

Dans la LFSS 2012, le gouvernement prévoyait ainsi une hausse maximale de 2,8 % des dépenses, soit un budget de 171,8 milliards d'euros. Or, face à la conjoncture actuelle, le gouvernement a décidé de mettre en place un nouveau plan de rigueur, revoyant donc à la baisse  ce taux. Pour l'année 2012, la progression maximale des dépenses de l'assurance maladie a ainsi été ramené à 2,5 %.

D'une manière générale, le premier ministre François Fillon à indiqué, à l'occasion de l'annonce dudit plan d'austérité, qu'en "matière de maîtrise des dépenses de santé, c'est un effort supplémentaire de 700 millions d'euros qui sera accompli".

Sur les seules dépenses de l'assurance-maladie c'est donc une économie supplémentaire de 500 millions d'euros  au minimum qui doit être engagée pour maintenir cet objectif de 2,5 %.

Concernant les moyens pour y arriver, plusieurs pistes ont déjà été abordées. Ainsi, outre  de nouvelles baisses des prix des médicament remboursés , liées à un déremboursement de certains produits vendus en pharmacie, notamment les produits désignés par une vignette orange (à faible service médical rendu ou SMR insuffisant) de nouvelles mesures, plus draconiennes pourraient être prises dans les prochains jours.

À titre d'exemple, Les Echos cite certains amendements déjà votés par l'Assemblée nationale comme "la possibilité pour les hôpitaux de réduire leurs frais d'examens de biologie" ou "la réduction de dotations à des fonds". Si elles sont validées, ces deux mesures pourraient, selon le quotidien, rapporter respectivement 85 millions et 50 millions d'euros à l'État.

Dans ses dernières déclarations, le gouvernement, en proie déjà à certaines critiques et en vu des prochaines élections présidentielles, a indiqué qu'aucune nouvelle mesure ne devrait porter atteinte directement aux assurés.

À propos des actualités

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