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Les médecins généralistes désertent Paris

Article publié le 29/11/2013 à 14:07

Les 3es Atlas régionaux de la démographie médicale, publiés par l’Ordre des médecins, témoignent d’un nouveau type de désertification médicale. À Paris par exemple, les « simples » généralistes ne veulent plus de la ville. Sur le reste du territoire si l’offre globale bouge peu, les disparités régionales se creusent.

Les médecins généralistes désertent Paris
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À Paris, les spécialistes remplacent peu à peu les généralistes

Publiés ce jeudi 28 novembre 2013 par Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom), les Atlas régionaux de la démographie médicale font état d’une lourde baisse du nombre de médecins généralistes à Paris.

Entre 2007 et 2013, le nombre de médecins généralistes dans la capitale aurait ainsi chuté de 20 %, ils ne seraient plus que 4 694 à ce jour. Pour l’Ordre des médecins, cette tendance devrait se confirmer dans les prochaines années. Les spécialistes tablent sur une chute de 31 % entre 2007 et 2018.

Pour expliquer cette baisse, les spécialistes avancent les nombreux départs en retraite et les faibles arrivées de jeunes médecins en raison notamment des coûts élevés de l’immobilier qui rendent difficile une première implantation. L’âge moyen des médecins reste d’ailleurs relativement élevé à Paris (54 ans).

Pour autant, Paris est loin d’être un désert médical, les médecins spécialistes fleurissent et forcément la plus grande densité médicale de France avec 483,6 médecins spécialistes pour 100 000 habitants.

De lourdes disparités entre départements

Au niveau national, si le nombre de médecins est resté relativement stable avec une hausse de 0,9 %, le Conseil national de l’ordre déplore une augmentation des différences entre régions et entre départements.

L’un des exemples les plus parlants est celui de la Picardie. Le Cnom estime que dans cette région, « le département de la Somme a une forte probabilité de voir ses effectifs augmenter de +2,4 % entre 2013/2018 tandis que le département de l’Oise enregistrera une diminution des effectifs de -2,1 % sur la même période ».

Les experts expliquent ces disparités par le choix d’implantation des jeunes médecins. Ceux-ci se basent davantage sur « les conditions de vie » des zones géographiques et leur « activité touristique ». Ainsi les jeunes docteurs préfèrent s’installer en Alsace, en Bretagne, dans les Pays de la Loire ou encore en Rhône-Alpes.

Dans les zones boudées comme la Champagne-Ardenne, le problème arrivent à un point critique, la moyenne d’âge des médecins avoisinant les 60 ans, le non-renouvellement de l’offre médicale pourrait s’avérer dramatique.

(Image : Wikimedia Commons / Public domain)

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